Reuters a signalé le 13 septembre 2026 un nouveau développement lié à la sécurité autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, contrôlée par la Russie en Ukraine. Alexeï Likhatchev, directeur du groupe nucléaire russe Rosatom, a accusé l'Ukraine d'avoir attaqué deux camions transportant du diesel près de la centrale. Selon lui, deux militaires russes ont été tués et d'autres blessés. L'Ukraine ne s'était pas exprimée sur cette accusation précise au moment de la publication. Il faut donc la présenter comme une accusation russe et non comme un fait confirmé de manière indépendante.
L'intérêt pour la préparation aux blackouts vient du rôle du diesel dans la sûreté nucléaire. Zaporijjia ne produit actuellement aucune électricité et ses six réacteurs sont arrêtés. Malgré cela, les réacteurs et le combustible usé ont toujours besoin d'électricité pour le refroidissement, les pompes, la surveillance et d'autres systèmes de sûreté. En cas de perte du réseau extérieur, des générateurs diesel de secours fournissent cette énergie essentielle.
Cette situation s'est reproduite il y a quelques semaines. Le 20 août, la centrale a perdu sa dernière connexion extérieure disponible. Elle a ensuite fonctionné pendant plus de deux semaines avec des générateurs de secours. L'Agence internationale de l'énergie atomique a averti fin août que les réserves de diesel étaient sous pression. Pour économiser le carburant, le nombre de générateurs en service a été réduit et certaines fonctions de refroidissement ont été utilisées par intermittence.
Un cessez-le-feu local négocié par l'AIEA est entré en vigueur début septembre afin de permettre la réparation d'une ligne de 330 kilovolts. L'alimentation extérieure a été rétablie le 7 septembre. La dépendance immédiate aux générateurs a ainsi pris fin, mais ceux-ci restent une réserve critique si la ligne tombe de nouveau en panne.
L'accusation du 13 septembre met en évidence une autre faiblesse. L'alimentation de secours ne dépend pas seulement du générateur, mais aussi du stockage du carburant, des routes de livraison et des véhicules de transport. Lorsqu'une installation reste longtemps isolée du réseau, la logistique du diesel devient une partie du système de sécurité.
Il faut garder une formulation précise. Aucun rapport n'indique que la centrale soit actuellement sans électricité. Il n'existe pas non plus de signalement confirmé d'un rejet radioactif ou d'un accident nucléaire lié à cet épisode. L'alimentation extérieure avait été rétablie. L'information actuelle concerne une attaque présumée contre des camions de carburant et la fiabilité de la réserve.
Pour les ménages, la leçon est claire : une alimentation d'urgence forme une chaîne et non un appareil unique. Il faut une source d'énergie, du carburant ou des batteries, des câbles, des chargeurs, des pièces de rechange et une possibilité de recharger ou de réapprovisionner la réserve.
Il ne faut pas transformer cette information en peur d'un accident nucléaire imminent. Il est plus utile de vérifier sa propre chaîne de secours. Une station d'énergie sans câble, un générateur sans solution sûre d'approvisionnement ou une lampe sans les bonnes piles peuvent être inutiles au mauvais moment.
Zaporijjia constitue ainsi un exemple extrême d'un principe général : la redondance ne fonctionne que si la logistique qui la soutient fonctionne également.
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14.09.2026
Zaporijjia : une attaque présumée contre des camions diesel souligne l'importance de la logistique de secours
Rosatom accuse l'Ukraine d'avoir attaqué des camions diesel près de Zaporijjia. L'accusation n'est pas confirmée indépendamment, mais souligne l'importance de la logistique du carburant.