Dans le Golfe, la lumière s'est éteinte, et pas n'importe où : dans une région que beaucoup associent aux tours brillantes, aux centres commerciaux climatisés et à une énergie presque sans limite. Le Koweït a annoncé mercredi que l'électricité avait été rétablie dans toutes les zones résidentielles touchées par des coupures. Avant cela, plusieurs lignes aériennes de transport d'électricité étaient sorties de service. Résultat : des pannes dans différentes parties du pays.
Selon Reuters, le ministère koweïtien de l'Électricité, de l'Eau et des Énergies renouvelables a indiqué que les équipes d'urgence avaient terminé les travaux permettant de réalimenter les zones touchées depuis le réseau, dans le cadre d'un plan d'urgence approuvé. Sur le papier, cela ressemble à une procédure technique. Pour les habitants, ce n'était pas un simple détail. Dans un pays chaud du Golfe, l'électricité ne signifie pas seulement la lumière. Elle signifie climatisation, réfrigérateur, ascenseurs, pompes à eau, internet, paiements par carte et parfois sécurité personnelle.
Presque au même moment, Bahreïn a également signalé une coupure limitée dans plusieurs zones du royaume. L'Electricity and Water Authority de Bahreïn a déclaré, selon l'agence de presse nationale BNA, que le service avait été entièrement rétabli dans toutes les zones touchées. Il ne s'agissait donc ni d'une longue catastrophe nationale, ni d'un effondrement total. Mais c'était un avertissement net contre l'idée que l'infrastructure moderne fonctionne toujours sans faille.
Ces informations sont souvent sous-estimées. Dès que le courant revient, tout paraît moins grave. C'est justement le piège. Une coupure n'a pas besoin de durer des jours ni de toucher des millions de personnes pour compliquer brutalement le quotidien. Une personne coincée dans un ascenseur, une famille devant garder des médicaments au frais, des parents avec de jeunes enfants ou des personnes âgées dans un appartement surchauffé ressentent très vite la pression.
L'épisode Koweït-Bahreïn est donc plus qu'une petite note énergétique venue du Golfe. Il montre que même les États disposant d'argent, de technologie et d'expérience énergétique dépendent de réseaux vulnérables. Les lignes aériennes peuvent tomber. Une partie du réseau peut lâcher. Les équipes d'urgence doivent intervenir. Et pendant que les autorités parlent de rétablissement, des foyers attendent dans le noir.
Pour les ménages, la leçon reste simple : de l'eau, une lumière fiable, des batteries externes chargées, une radio à piles, un peu d'argent liquide et un plan familial clair ne sont pas de la panique. C'est du bon sens. Les personnes préparées n'ont pas à improviser lorsque la pièce devient silencieuse, que le routeur s'éteint et que le réfrigérateur commence à chauffer.
Source : Reuters, 08.07.2026, "Kuwait restores power to all residential areas after outages; Bahrain says limited outage resolved".
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08.07.2026
Koweït et Bahreïn : des coupures de courant rappellent que la lumière peut disparaître très vite
Le Koweït et Bahreïn ont signalé des coupures de courant ensuite résolues. L'épisode rappelle que même les États riches restent vulnérables.